Providence, grâce et liberté
Histoire et actualité d’une question âprement débattue, et de grande portée existentielle

L’affirmation de la providence peut tout autant susciter l’attrait que la suspicion. Attrait car, s’appuyant sur le dessein selon lequel Dieu nous « a prédestinés à être conforme à l’image de son Fils » (Rm 8), elle répond à notre désir d’un bonheur illimité. Suspicion, car l’abîme du mal semble contredire la providence, mais aussi car la puissance de la grâce, qu’elle suppose, semble incompatible avec la liberté. D’une grande portée existentielle, cette problématique a suscité des débats passionnés. Elle doit être abordée en tenant compte du contexte actuel, marqué, notamment, par les atrocités des génocides et des violences sexuelles. Après avoir étudié la façon dont Paul, Augustin, Thomas d’Aquin, Luther et Trente l’ont pensée, nous la traiterons à la lumière d’auteurs contemporains.
Bibliographie
Boulnois, Olivier, « Le concept de Dieu après la théodicée », Communio. Revue Catholique Internationale, 27/4 (2002) 45-72
Durand, Emmanuel, Évangile et Providence. Une théologie de l’action de Dieu, coll. « Cogitatio Fidei », 292, Éditions du Cerf, Paris, 2014
Greshake, Gisbert, Pourquoi l’amour de Dieu nous laisse-t-il souffrir ?, Éditions du Cerf, Paris, 2010
Lecuit, Jean-Baptiste, « L’épreuve de la providence. Plan infaillible ou liberté qui se risque ? », Recherches de Science Religieuse, 106/2 (2018) 255-274
— , « La vie éternelle : corporelle, dynamique et universelle ? Les débats contemporains et leurs enjeux », Recherches de Science Religieuse, 108/4 (2020) 631-658
Avec ces enseignant(e)s :
60 % jeunes de moins de 30 ans
30 % demandeurs d’emploi
20% deux personnes composant le couple
(un justificatif pourra être demandé)