L’exégèse patristique du Psaume 138 (139)

Après avoir travaillé sur les exégèses patristiques de Rm 9-11, du psaume 118, de l’épître aux Galates, des récits d’apparition du Christ ressuscité, du récit sur la vocation et la mission d’Isaïe (Is 6), et de la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (Lc 16, 19-31), le séminaire s’engage cette année dans une étude du Psaume 138 (139) et des lectures qu’en ont faites des auteurs de langue grecque, syriaque et latine.
Ce Psaume présente de grandes affinités avec les écrits sapientiels, en particulier avec le livre de Job. Le psalmiste éprouve la proximité de Dieu qui le « scrute » et le « connaît », mais perçoit aussi la réalité énigmatique du mal ; il est alors conduit à méditer sur sa propre origine, et, saisi d’admiration devant l’œuvre divine, se place du côté de son Créateur aux prises avec ses ennemis.
On étudiera les interprétations qui ont été données de ce Psaume, en s’appuyant sur les fragments des chaînes, sur des citations occasionnelles dans tel ou tel écrit, et sur des commentaires suivis comme ceux de Jean Chrysostome, de Théodoret de Cyr, d’Hilaire ou d’Augustin. On s’efforcera de comparer ces interprétations en dégageant leur portée exégétique et théologique.