S’abandonner à Dieu est-ce renoncer à soi ?

L’invitation au lâcher prise est courante aujourd’hui. Cette attitude, qui semble venue d’Orient, trouve son origine dans la tradition chrétienne de l’abandon. En résumant des siècles d’usage le Dictionnaire de Spiritualité définit l’abandon ainsi : « une conformité au bon plaisir divin, mais une conformité née de l’amour et portée à un degré élevé ». Nous essayerons de repérer les fondements intérieurs de cette disposition spirituelle et de voir comment abandon, liberté et volonté s’articulent. L’abandon, attitude née de l’amour, anime des hommes et des femmes engagés dans le monde pour les autres. S’abandonner à Dieu n’est ainsi renoncer ni à sa liberté ni à sa capacité d’agir. C’est entrer dans une disposition intérieure qui assure le fondement d’un agir conforme à l’amour de Dieu et ajusté aux besoins du monde.
Bibliographie
Ignace de Loyola, Ecrits, M. Giuliani (dir.), DDB, Paris, 1991.
Maurice Giuliani, L’accueil du temps qui vient, Christus/Lessius, Paris/Namur, 2015.
Saint François de Sales, Traité de l’amour de Dieu. Tome I et II, Seuil, Paris, 1996.
L’abandon à la divine providence. Autrefois attribué à JP de Caussade, nlle éd. critique D. Salin, coll. Christus n°90, DDB/Bellarmin, Paris, 2005.
Robert Scholtus, Faut-il lâcher prise ? Splendeurs et misère de l’abandon chrétien, coll. Christus, Bayard, Montrouge, 2008.
Avec ces enseignant(e)s :
60 % jeunes de moins de 30 ans
30 % demandeurs d’emploi
20% deux personnes composant le couple
(un justificatif pourra être demandé)