La religion en Chine et au Japon

Partie I : Bouddhisme japonais – Frédéric Girard
Le sens du salut dans la personne humaine actuelle dans le bouddhisme japonais : un esprit indépendant du corps ou non ? Dans bien des cas, l’état d’éveil et de Buddha est acquis en cette vie et en ce monde, état qui, devenu constant, est le Nirvana. Le salut actuel et l’idée d’un paradis sur terre ont pour corollaire la solidarité entre le corps et l’âme ou l’esprit. Que signifie cette conception s’agissant d’un monde post mortem : l’âme ou l’esprit prennent-ils une indépendance nouvelle ?
Partie II : La statuaire domestique du Hunan – Alain Arrault
La grande statuaire, celle des grands temples chinois, est relativement bien connue. A la fin du XIXe siècle, l’ethnologue De Groot fait faire une série de statuettes émanant des temples communautaires de Xiamen (province du Fujian). Ce n’est finalement qu’à partir des années 1980 que les statuettes domestiques de la province du Hunan commencent à être connues. Pour la première fois, ces statuettes, dont plusieurs collections ont été cataloguées, permettent enfin d’entr’apercevoir quelle était la vie religieuse des familles entre le XVIIe et la première moitié du XXe siècle.
De la momie à la statue. Les statues chinoises, outre le fait qu’elles sont considérées comme vivantes, sont dès le Xe siècle dotées d’un corps composé d’organes et de viscères internes. Nous tenterons de voir quel fil relie ces statues avec les momies bouddhistes et taoïstes de l’époque médiévale chinoise, et le développement de cette pratique au fil du temps.
Partie III : Pratiques taoïstes – John Lagerwey
Nous continuerons la lecture de textes de rituels taoïstes, notamment le « Livre jaune du passage », rite de mariage cosmogonique, et le « Procédé secret du Joyau sacré », texte fondamental de l’alchimie symbolique.
Partie IV : Le calcul du destin – Stéphanie Homola
1. L’art du calcul du destin dans le monde chinois contemporain – Histoire et contextes sociaux
2. L’art du calcul du destin dans le monde chinois contemporain – Principes cosmologiques et techniques
3. Les réseaux de transmission du Livre des Mutations en France (1880-1950) : sinologie, colonialisme et occultisme
Des mères au foyer aux étudiants, en passant par des fonctionnaires de haut rang, des personnes de tous milieux sociaux en Chine et à Taïwan consultent des devins pour connaître leur destinée. Comment le destin d’une personne est-il calculé ? Comment les clients évaluent-ils les compétences d’un devin ? Comment devient-on devin ? A partir d’un travail de terrain mené à Taipei, Pékin et Kaifeng, de documents visuels et de descs pratiques, nous explorerons les multiples facettes des pratiques de calcul du destin dans les mondes chinois contemporains. Nous analyserons comment les conceptions du destin circulent dans ces sociétés tout en résistant à l’uniformisation et à l’institutionnalisation. Cela ne s’explique pas seulement par la stigmatisation des « superstitions », mais aussi par la dynamique interne de la pratique et de l’apprentissage du calcul du destin.
Dans une deuxième partie, nous nous intéresserons au Livre des Mutations, un classique fondamental des pratiques divinatoires et, dans une perspective historique, à sa diffusion et sa réception en France pendant l’entre-deux-guerres. Nous analyserons en particulier trois milieux qui ont contribué à façonner son interprétation en France : les sinologues, les administrateurs français en Indochine et les occultistes.
Avec ces enseignant(e)s :
60 % jeunes de moins de 30 ans
30 % demandeurs d’emploi
20% deux personnes composant le couple
(un justificatif pourra être demandé)